UN BON PLAN DÉCOUVRIR MONTARGIS

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MONTARGIS LA VILLE AUX 131 PONTS ET PASSERELLES

MONTARGIS LA VILLE AUX 131 PONTS ET PASSERELLES

 bON PLAN MONTARGIS vous invite à découvrir ou à mieux connaître Montargis, la "Venise du Gâtinais", ville aux 131 ponts et passerelles.

À une heure de Paris, au coeur de la région Centre Montargis est une étape passionnante pour sa vie économique et culturelle. Au carrefour de grands axes routiers entre les vallées de la Loire et de la Seine, de l’A77 (Paris-Nevers), de la RN 60, de la RN 7 et de l’A19, cette desserte routière permet une connexion rapide aux autoroutes A6 et A10.
Montargis est membre, avec neuf autres communes (Amilly, Cepoy, Châlette-sur-Loing, Conflans-sur-Loing, Corquilleroy, Pannes, Paucourt, Villemandeur, Vimory) de l’Agglomération Montargoise Et rives du loing (AME), qui exerce, pour ses 60 000 habitants, de nombreuses compétences notamment dans le domaine du développement touristique.
Montargis (ville 3 Fleurs) « la Venise du Gâtinais », avec ses 131 ponts et passerelles, se compose de petits îlots, de canaux et de rues sur l’eau. Avec le « circuit des ponts », les visiteurs découvrent la passerelle Victor Hugo (construite par Eiffel en 1891), l’Eglise Sainte Madeleine (XIIe, XVIe et XIXe siècles pour les vitraux), les vestiges du Château du XIIe siècle (l’une des résidences de François 1er et dernière demeure de Renée de France fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne). Au pied de cet édifi ce un ancien séchoir rappelle l’implantation des tanneries dont la dernière a fermé ses portes en 1948. On peut également admirer les maisons à colombages et les lavoirs du quartier de la Pêcherie, le Musée Girodet (classé Musée de France) dédié à Anne-Louis Girodet peintre montargois élève de David (1er prix de Rome et Membre de l’Académie des Beaux Arts). À travers un « circuit chinois » on découvre comment la Chine est entrée dans l’histoire de Montargis.
Haut lieu de la gastronomie, ville de traditions, Montargis pratique au quotidien un art de vivre et un savoir-faire artisanal reconnu au niveau national. La vaste forêt de plus de 4 400 hectares constitue aux portes de la ville un admirable domaine accessible à tous. Chaque commune de l’agglomération, par sa diversité, propose de multiples loisirs : randonnées en forêt, bases de loisirs, plans d’eau, piscines, campings, activités de plein air, vedette panoramique, aérodrome, Maison de la Forêt, Maison de la nature et de l’eau,…
Au registre des douceurs : Praslines, Miels, Venisettes, Roseaux du Loing, Pavés Montargois, Crottes du Chien de Montargis délectant les papilles gustatives tout en racontant une belle légende du Gâtinais.
Rendez-vous à ne pas manquer : Foire aux Fromages (avril), Mois de la Gastronomie (octobre), Académies Musicales d’Été, Musikair, Journées du Patrimoine, Festival Offenbach.

 

Merci à l'auteur TATIANA .COLAS de nous faire découvrir l'histoire de la ville de Montargis.

L'Hôtel de ville

L'HÔTEL DE VILLE  MONTARGIS

Situé rue Gambetta, il s'agit d'une maison de ville de style Renaissance construite en 1484.
D'abord « maison de ville », puis collège de garçons de 1960 jusqu'en 1987, c'est actuellement la Mairie de Montargis.
Jadis, il y avait un cloître et une chapelle édifiés par les Barnabites (ordre religieux fondé en 1530 à Milan) et détruits à la Révolution.

Le jumelage avec les villes anglaise (Crowborough) et allemande (Greven) est symbolisé respectivement par une cabine téléphonique rouge et une autre jaune, toutes deux situées dans la cour.


L'ancien Hôtel de ville ou l'Hôtel Durzy

Collège de garçons avant de devenir en 1860 l'hôtel de ville, le bâtiment construit par Philippe François Durzy (bienfaiteur de la ville, voir ci-dessous) abrite de nos jours des bureaux. La salle des mariages est toujours présente au milieu ; à gauche se trouve une bibliothèque et à droite le musée Girodet.

Philippe François Durzy est un ancien officier supérieur de l'armée royale qui se retire à Montargis et meurt en 1851 en léguant tous ses biens pour créer une école gratuite permettant d'instruire les enfants d'ouvriers.

Le Blason de Montargis, siège de la guerre de 100 ans est sur le fronton de l'Hôtel Durzy. « MLF » signifie Montargis-Le-Franc car la ville de Montargis est dispensée d'impôts (sauf la gabelle, impôt sur le sel) sous Charles VII, lequel agit ainsi car les montargois se sont vaillamment battus pendant le siège de 1427. Par conséquent, les armoiries de la ville sont un M couronné d'or sur fond azur et semé de fleurs de lys.


Le jardin Durzy

Le jardin a été créé par la "Fondation Durzy" en 1862. Nous trouvons à l'avant la statue du chien de Montargis de Gustave Debrie datant de 1870 , ainsi que les arcades de Lorris datant du XIIIème (ou XVIIIème ?) siècle. Remarquons que ces cinq 5 baies ou arcades viennent de l'Hôtel Tournemotte de Lorris et ont été achetées par la ville de Montargis pour être rééditées dans le jardin en 1862. Au sein du jardin se trouvent le musée Girodet et l'ancien Hôtel de ville.

Par ailleurs, nous trouvons à l'avant du jardin des arbres comme : 2 Séquoias dont un de 150 ans (séquoia de Californie) ; un gigantesque Magnolia de Louisiane ; un Savonnier des Antilles (nommé ainsi car il mousse).

A l'arrière du jardin, il y a entre autres : des Ifs à boules rouges (boules toxiques utilisées contre cancer) ; un arbre à biscuit qui dégage une odeur de caramel si on frotte ses feuilles à l'automne ; un Marronnier qui a vu les batailles des écoliers de l'école Pasteur ; un Catalpa. Et aussi diverses espèces de conifères : Ifs, Conifère d'Espagne, d'Orient, Epicéas, etc… Mais encore un Mûrier offert par la Chine , un Cryptomeria du Japon, des Cèdres d'Himalaya, un Tulipier de Virginie (Amérique du Nord), des Cèdres de l'Atlas (Afrique), un arbre patte de canard aux fruits pestilentiels (nota bene : choisir un mâle pour éviter ce désagrément), sans oublier le célèbre Ginkgo Bilbao de 30 ans à croissance lente. Ajoutons que le Ginkgo existe depuis 160 millions d'années, c'est en effet un arbre préhistorique originaire de Chine. Il est considéré comme un arbre sacré par les chinois car il a résisté aux radiations de la bombe Hiroshima. Il conjure le feu et peut être nommé également l'arbre aux 40 écus. Pour finir, remarquons que 3 fleurs sont attribuées à la ville de Montargis.


Le chien de Montargis

LE CHIEN DE MONTARGIS

La statue du chien de Montargis de Gustave Debrie (1870) se situe dans la cour de l'ancien hôtel de ville (le jardin Durzy). Une légende raconte qu'au XIVème siècle, sous Charles X, un gentilhomme ou chevalier nommé Aubry de Montdidier fut assassiné par Macaire lors d'une promenade avec son chien en forêt. Quelques jours après la disparition du malheureux Aubry de Montdidier, le roi fît faire des recherches et le chien fût retrouvé dans la forêt gémissant et grattant le sol. Des hommes creusèrent et découvrirent le corps recherché. Le chien fut ramené à la cour et il reconnut le tueur et sema le doute sur sa culpabilité par son attitude agressive envers lui. A l'époque, les instructions n'existaient pas et l'on se référait au jugement de Dieu qui n'est autre qu'un duel judiciaire. C'est ainsi que le roi ordonna un duel entre l'animal et Macaire : celui-ci avait un gourdin et celui-là un tonneau pour refuge. Remarquons que ce détail n'est pas visible sur la sculpture mais il l'est sur un vitrail de l'église de Montargis. Le chien sauta à la gorge de l'assassin et ce dernier avoua son crime et fut pendu suite à ce duel.


Le musée Girodet

Du nom de l'artiste néoclassique et romantique montargois Anne-Louis Girodet (Montargis 1767-Paris 1824). Anne-Louis Girodet-Trioson est né à Montargis au 26 rue de la Chaussée en 1767. Son père est Antoine-Florent Girodet, bourgeois et directeur du domaine du duc d'Orléans ; sa mère est Anne-Angélique Cornier. Il a un frère aîné nommé Antoine-Etienne.

Girodet est un peintre lettré qui pratique le grec, le latin et passe sa vie à traduire Homère, Virgile, les vers de Bion ou ceux de Sapho (poétesse qui par désespoir amoureux se jeta dans les flots à Leucade). Cette passion pour les lettres caractérisera tout son art et ce n'est pas pour rien que Baudelaire disait de lui qu'il trempait son pinceau dans la littérature. Ses œuvres sont à la fois rares (moins de 10 œuvres en tout) et savantes car il peint avec infiniment de recherches (chaque tableau est précédé de dizaines de dessins et esquisses).

Le maître de Girodet est Jacques-Louis David : Girodet entre dans l'atelier de David en 1785 à 18 ans. En 1789, il est le premier lauréat du prix de Rome (concours prestigieux réservé aux peintres d'histoire, dont le lauréat partait étudier son art aux frais du roi à l'académie de France à Rome), et il part l'année suivante pour l'Italie.

Son caractère insoumis et sa forte personnalité auxquels viennent s'ajouter son côté très mystérieux font de lui un précurseur du romantisme. Pour information, ses contemporains sont Brenet, Natoire, Perrin.

Pour en revenir au musée montargois, celui-ci présente certes des œuvres, peintures et dessins de Girodet mais aussi des sculptures, des objets d'art et des peintures des écoles française, italienne, espagnole, hollandaise, flamande, sans oublier les pièces de l'atelier d'Henri Triqueti (1804-1874) sculpteur romantique originaire de Montargis (nous lui devons les bas reliefs de l'église Sainte Madeleine à Paris).


L'église Sainte Madeleine

L'ÉGLISE SAINTE MADELEINE  MONTARGIS

Datant du XIIème siècle, son autel de marbre est du XVIIème siècle et ses vitraux du XIXème siècle. Les vitraux racontent les légendes du Chien de Montargis et des Hirondelles. Cette dernière prétend qu'en 1581, l'évêque de Sens invectiva les hirondelles à cause de leurs vols et du babillage importuns. Le miracle s'accomplit car elles quittèrent l'église.

Cette église a une nef de 23 mètres de haut, une urne funéraire contenant le coeur du peintre Anne-Louis Girodet.


Les praslines Mazet de Montargis

C'est à Montargis, sous Louis XIII, que naquirent les premières Praslines. Jadis les dames de la Cour du Roi se voyaient offrir par le Maréchal Duc de Plessis-Praslin (Ministre et Pair du Royaume) de délicieuses amandes grillées caramélisées recouvertes de sucre brun et très rocailleuses, à savoir les fameuses Praslines.

Léon Mazet (grand-père de Benoit Digeon-Mazet) reprend il y a environ 100 ans le "Duc de Praslin" et Mazet en garde depuis le secret de fabrication. Depuis, cette passion familiale pour la confiserie et la chocolaterie de luxe n'a pas faiblit et s'est étendue à travers le monde : la maison mère place Mirabeau à Montargis (en centre-ville près de l'église) fabrique et expédie effectivement ses productions dans le monde entier.

 

En goûtant cette spécialité réputée de Montargis à base d'amandes grillées enrobées de caramel, on ne peut que vénérer son génial inventeur : l'officier de bouche du Maréchal Duc de Praslin, ministre et pair du royaume membre de la Cour du Roi Louis XIII qui raffolait de ce bonbon exquis.

Généreux, cet illustre personnage avait pour délicate attention d'en offrir aux dames qu'il côtoyait. Une vraie tradition, entretenue par le magasin des Praslines Mazet de Montargis où est conservé le secret sucré de leur fabrication.

L'amande grillée caramélisée délivre sa pleine saveur lorsque l'on en croque le sucre brun et rocailleux. 

Les praslines s'offrent à vos palais dans leurs beaux écrins : bonbonnières en métal décorées à l'effigie de la Maison Mère de Montargis, véritable lieu historique de la gourmandise. 

 


Le Pont Eiffel

LE PONT EIFFEL  MONTARGIS

La Venise du Gâtinais comptera bientôt 129 ponts et passerelles. Parmi eux, le pont Eiffel (ou passerelle Victor Hugo) fut construit par Gustave Eiffel en 1891.

  • Et aussi le pont Saint-Nicolas ou pont de la Société Générale.

C'est un des ponts des cinq portes de la ville.

Le pont Saint-Nicolas date de 1860 ou 1855 et fut déplacé d'1 mètre 30 en 1853 afin d'aligner la rue Dorée et la gare. Nous pouvons remarquer la croix Saint-Nicolas datant de 1827 qui est la croix des mariniers. Elle ne fut réinstallée qu'en 1886, soit 30 ans après la demande des mariniers.


Le boulevard des Belles Manières

Au sortir du pont Eiffel avaient lieu les relâches des coches d'eau. Le relais des diligences s'effectuait quant à lui face à l'hôtel de la poste. Le boulevard des Belles Manières relie ces deux points. Sur le boulevard les gens – et notamment des dames élégantes - aimaient flâner du Relais des Postes (actuellement l'Hôtel Ibis) au canal ; c'était le lieu de l'élégance montargoise.


Le château royal

LE CHÂTEAU ROYAL MONTARGIS

1- Le château

 

Le château se visite l’été (juillet et août) tous les jours de la semaine de 10h à 19h. Le reste de l’année il se visite sur demandes. Pour cela il suffit aux visiteurs ou aux groupes de visiteurs de se présenter ou de s’adresser à l’Office du tourisme. Ces visites comportent une présentation de ce château royal qui fut du XIème siècle au XVIème siècle la « troisième maison du Roi » avant de devenir une administration des domaines de Monsieur, Duc d’Orléans, qui en fit usine dès 1783 et quelques endroits ouverts à la visite.

Le château, à ce jour, ses archives et l’archéologie n’ont pas encore parlé pour la période antérieure au Xème siècle. L’Histoire certaine débute par l’acquisition du château et de la châtellenie de Montargis par Philippe II Auguste à son cousin le Prince Pierre II de Courtenay qu’il fit reconstruire et agrandir par son architecte Garnier. Comme pour ses autres places fortes-palais aux confins de l’Ile de France, le Roi fit édifier une grosse tour et un système de défense puissante de forme ovoïde à l’intérieur duquel il installa ses appartements et ses administrations. Par la suite le château reçut de grands aménagements voulus par Charles V, Charles VI et Charles VIII mais sans en modifier la surface créée par Philippe II Auguste. La Grande salle plus grande que celle de Paris, flanquée d’une tour abritant la 2ème horloge mécanique d’Europe et des appartements royaux somptueux et modernes, en firent un palais qu’aménagera dans l’esprit de la Renaissance italienne Renée de France, fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne et duchesse d’Este Ferrare qui y tint sa Cour prestigieuse durant 15 ans ; Elle y créa des jardins en couronne. Une partie des jardins a été recréée en 2010, partie qui se visite. Le Château a failli abriter Monsieur, frère de Louis XIV, qui commença par raser le donjon et l’église mais lui préféra Saint Cloud, il a failli aussi recevoir son épouse, devenue veuve, Madame, dite La Palatine, mais que Louis XIV préféra garder auprès de lui à Trianon. Enfin, après avoir traversé la Révolution sans encombres, il fut vendu en 1809 à trois entrepreneurs du montargois qui en tirèrent le maximum en vendant tou, tuiles, pierres, escaliers, boiseries, livres, meubles, cheminées etc…et les belles pièces du Château sont soit à Buckingham Palace soit au British Museum. De 1835 à 1896 une petite partie fut « protégée » par les locataires en raison de l’impossibilité de les expulser, elles sont encore visibles actuellement. Enfin en 1898 il fut acheté par Mme de Cintré née Vienot de Vaublanc à Mme de Clairval qui l’avait acquis en 1897 pour le restaurer ; Madame de Cintré y installa un lycée pour que les jeunes montargois y fissent des études en vue du baccalauréat et des grands écoles comme l’Ecole Centrale des Arts et Manufacture et l’Ecole des Arts et Métiers. Actuellement quatre propriétaires se partagent le site qui est occupé en grande partie par un locataire, l’Ogec Saint-Louis, qui administre depuis 1981 une école d’enseignement général et une école hôtelière dont le bail prend fin en 2026.

 

2- Les visites :

 

Le château se visite l’été (juillet et août) tous les jours de la semaine de 10h à 19h. Le reste de l’année il se visite sur demandes. Pour cela il suffit aux visiteurs ou aux groupes de visiteurs de se présenter ou de s’adresser à l’Office du tourisme. Ces visites comportent une présentation de ce château royal qui fut du XIème siècle au XVIème siècle la « troisième maison du Roi » avant de devenir une administration des domaines de Monsieur, Duc d’Orléans, qui en fit usine dès 1783 et quelques endroits ouverts à la visite.


La salle des fêtes

LA SALLE DES FÊTES DE MONTARGIS

La salle des fêtes fut construite en 1925 par l'architecte Louis Phillipon sous le maire Paul Bodin en tant que halle aux veaux pour obtenir des crédits. Inaugurée le 2 août 1925, elle a notamment vu Edith Piaf, Charles de Gaulle le 17 octobre 1951. Son aménagement en tant que salle des fêtes s'effectua selon les plans de Paul Baudin.

Elle fut véritablement mise en valeur par le nouvel aménagement de la place du Pâtis - les montargois la nomment ainsi car c'était là que l'on faisait paître les vaches mais elle s'appelle la place du 18 juin 1940 - réalisé par le député Maire actuel, à savoir M. Jean-Pierre Door. Le kiosque, aujourd'hui en fonte, était jadis en bois ; il fut construit en 1896.

Sur le fronton de la salle des fêtes nous pouvons voir de gauche à droite les dramaturges du XVIIème siècle Racine et Molière, la déesse de l'amour Vénus, celle des arts Minerve, et aussi les beaux-arts, la musique, et le droit.

Notons que la salle des fêtes a toujours présenté un problème acoustique et que l'ancien théâtre, détruit volontairement en 1962 - au grand dam des montargois qui le connaissaient - pour faire place à la Poste, était sur ce point mieux lotis. Actuellement l'élection de Miss Orléanais (en vue de l'élection annuelle de Miss France), des expositions diverses et la foire des Antiquaires ont lieu dans cette salle.


Le Palais de Justice et la prison

LE PALAIS DE JUSTICE ET LA PRISON MONTARGIS

Le palais de justice date du XVIIème siècle et fut reconstruit sous Louis XV. C'est l'ancien couvent des Visitandines. Des visiteurs comme la tante de Molière, Madame de Sévigné ont foulé son sol. La rivière qui coule sous la prison se nomme le Puiseaux (c'est un affluent du Loing).

Nous pouvons encore voir les arcades de l'ancien cloître, lequel est devenu une prison en 1792. De nos jours les montargois ne savent pas si la prison contient toujours des prisonniers ou si elle est fermée. En fait, c'est un centre de semi liberté où les prisonniers font des TIG (travaux d'intérêt généraux), d'où la confusion.

 

 

 

Nous pouvons encore voir les arcades de l'ancien cloître, lequel est devenu une prison en 1792. De nos jours les montargois ne savent pas si la prison contient toujours des prisonniers ou si elle est fermée. En fait, c'est un centre de semi liberté où les prisonniers font des TIG (travaux d'intérêt généraux), d'où la confusion.


Le Canal de Briare

LE CANAL DE BRIARE À MONTARGIS

Nommé « canal de Loyre en Seine », il permet d'alimenter Paris en céréales, vin, sel et matériaux lourds. Le canal de Briare va de Briare à Montargis. A savoir Briare est à 125 mètres d'altitude (au-dessus du niveau de la mer), Montargis à 80 mètres d'altitude, en passant par Rogny à 180 mètres d'altitude. Et de Montargis jusqu'à la Seine = première moitié du XVIIIème siècle.

Le canal de Briare est l'un des plus vieux canaux aménagés. Son architecte est Hugues Kénier. Les travaux du canal de Briare débutent au XVIIème siècle en 1604 sous Henri IV. A sa mort en 1610, Marie de Médicis renvoya le contremaître  et les ouvriers. Les 12 000 ouvriers des écluses du canal de Briare étaient payés à l'époque avec des jetons métalliques (tête de porc, gerbe de blé, grappe de raisin) qu'ils pouvaient échanger contre des denrées alimentaires. Malgré les problèmes pour le creusement du canal causés par certains propriétaires terriens, dont le Duc de Coligny qui voyait sa propriété divisée en deux sur 30 kilomètres et qui provoqua une petite révolution car Henri IV dut faire intervenir des soldats en 1606  (6 000 soldats ont gardé les rives pendant le creusement du canal de Briare). Louis XIII relance les travaux puis les nobles investissent pour terminer les travaux du canal. Les travaux s'arrêtent à Montargis en 1642 et les transports vont du Loing jusqu'à la Seine ; le prolongement au-delà de Montargis (c'est-à-dire le Canal du Loing) est réalisé au XVIIème siècle. L'inauguration eut lieu en 1642 et permît l'industrialisation du Gâtinais (papeterie de Langlée, papeterie de Buges) : les péniches en bois peuvent alors naviguer sur le canal de Briare. 3 semaines étaient alors requises pour le trajet Loyre et Seine et 20 à 30 péniches passaient par jour (soit 6 000 péniches par an entre 1648 et 1850) ; aujourd'hui 3 jours suffisent et nous ne voyons quotidiennement qu'une ou deux péniches. La circulation est en revanche plus importante sur le canal du Loing. Pour information, il n'est pas possible de circuler à plus de 6 km/h car cela risquerait de faire déborder le canal et d'inonder par là-même les rives.

Plantés en 1790 par ordre de François Bizot, directeur des canaux de cette époque, des platanes magnifiques bordent le canal de Briare. Les verrues que nous pouvons observer sur leurs troncs et branches sont dues aux chocs de transport.

Remarquons également que le canal d'Orléans, que nous nommons « canal du Loing », rejoint les deux canaux à Buges.

 


La rivière du Loing

LA RIVIÈRE DU LOING À MONTARGIS

La rivière du Loing est visible notamment du jardin Durzy, derrière les arcades.

Le lit majeur du Loing prend sa source dans l'Yonne ; c'est la Puisaye. Le point culminant de la source est de 319 mètres d'altitude à Ste Colombe. Long de 166 kilomètres, le Loing se mélange avec le canal du Loing (qui est le prolongement du canal de Briare) pour se jeter dans la Seine à Moret-sur-Loing.

Notons qu'au Moyen Age, les rivières montargoises (le Loing, le Vernisson et le Puiseaux) servaient à l'alimentation en eau, d'égouts, mais aussi de lavoirs.

 

Généralites géographiques et démographiques

Montargis se situe à 1 heure de Paris, au confluent de trois rivières qui sont le Loing, le Puiseaux et le Vernisson. Montargis possède 4 400 hectares de forêt.

Cette ville est la capitale et la Venise du Gâtinais car, à l’instar de la ville italienne, Montargis possède des rues sur l’eau puisque les maisons avaient au Moyen Age une façade sur rue et l’autre façade sur la rivière.

Montargis est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de paysage culturel.

En 1959, Montargis est le premier district de France. 

Il y a 15 500 habitants à Montargis et 60 000 habitants avec l’agglomération (AME).

Pour information, l’AME(agglomération montargoise et rives du Loing) est née le 14 décembre 2001. http://www.agglo-montargoise.fr/pages/news.php?task=2

Les 10 communes de l’AME comptent 60 000 habitants et constituent la deuxième agglomération du Loiret. L’AME s’étend sur 14 550 km d’est en ouest et sur 15 560 km du nord au sud ; soit 13 335 hectares

Ces communes sont :

Amilly(12 000 habitants, 4 000 hectares). Eglise St Martin du XVIème siècle et moulins de la vallée, avec le Loing et le canal de Briare.

Cepoy (2 357 habitants) www.ville-cepoy.fr. Eglise du XIIème siècle et château du XVIIème siècle.

Châlette-sur-Loing(14 500 habitants). Pêche, voile, baignade, promenades : la nature mise en valeur.

Conflans-sur-Loing(387 habitants). Eglise du XIIème siècle. A la confluence des vallées du Loing et de l'Ouanne.

Corquilleroy(2 180 habitants). Eglise ukranienne Ste Olga de 1961. A l'intersection des 3 canaux : canal de Briare, canal du Loing, canal d'Orléans.

Montargis(15 500 habitants et 400 commerces) www.montargis.fr

Pannes(3 000 habitants, 2 000 hectares) www.pannes45.fr.st. Eglise ST Pierre datant du Moyen Age. Canal et Bezonde.

Paucourt(892 habitants, clairière de 220 hectares). Château de la Motte. Vestiges du Château de La Salle XIème siècle.

Villemandeur (6 000 habitants). Château féodal de Lisledon (reconstruit au début du XVIIème siècle) avec 20 hectares d'espaces verts. 3 cours d'eau : le Puiseaux, le Solin, le Vernisson.

Vimory (1 138 habitants). Eglise du XIIème siècle reonstruite au XVIIème siècle avec un caquetoir.

 


LES PHOTOS DE MONTARGIS

LES PRISES DE VUES ONT ÉTÉ REALISÉES EN 2011 PAR CÉLINE BERTRAND


LE GATINAIS VUE DU CIEL ENTRE SEINE ET PUISAYE

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